Vaccin du cancer du poumon

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Vaccin non préventif mais thérapeutique, le vaccin du cancer du poumon est une option encore à l'étude parmi les traitements de cette pathologie. Des méthodes plus traditionnelles existent : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, endoscopie bronchique ou plus rarement la greffe de poumon.

Vaccin du cancer du poumon : un vaccin thérapeutique

La plupart des vaccins que nous connaissons (DTP, hépatite B, etc.) sont des vaccins préventifs. Ils sont censés permettre d'éviter l'apparition de maladies graves. Dans le domaine de l'oncologie, exceptés ceux destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, ce sont surtout des vaccins thérapeutiques qui sont développés. Ceux-ci sont donc destinés à des patients déjà malades du cancer.

Le premier vaccin anti-cancer du poumon à avoir vu le jour a été breveté en 2012 à Cuba : il s'agit du CIMAVAX-EGF. Il a été suivi, quelques mois plus tard, par le Racotumomab.

Technique employée pour le vaccin du cancer du poumon

La technique qui a été employée a consisté en le procédé suivant :

  • Prélever des cellules cancéreuses et les modifier génétiquement de façon à ce qu'elles soient identifiables par le système immunitaire.
  • Ces cellules ont ensuite été réinjectées au patient dont les défenses ont été stimulées.
  • En s'attaquant aux cellules modifiées, le système immunitaire a détruit également les autres cellules tumorales (celles qui n'ont pas été manipulées).

Le même type de travaux est mené en Belgique et en France. Dans tous les laboratoires, l'objectif poursuivi est le même : rééduquer le système immunitaire pour lui apprendre à reconnaître et à combattre une tumeur au poumon.

Le vaccin testé en France (Dex2) est préparé à partir des cellules du patient. Il consiste à isoler les globules blancs et à les transformer en cellules dendritiques qui régulent le système immunitaire et qui jouent un rôle essentiel dans le développement d'une tumeur. Il s'agit de les reprogrammer en les marquant avec les antigènes tumoraux du patient et de les réinjecter sous forme de vaccin pour que le système immunitaire les identifient.

Le traitement a lieu sous forme d'injections réalisées toutes les 2 semaines pendant 3 mois.

Résultats obtenus par le vaccin du cancer du poumon

Les études préliminaires qui ont été menées se sont dans un premier temps attachées à prouver l'innocuité (non toxicité) du vaccin. Par ailleurs, les deux vaccins thérapeutiques ont été testés dans pas moins de 86 pays.

Les études réalisées ont montré que :

  • Les vaccins entraînaient une réduction des tumeurs pulmonaires. Ainsi, ils stabilisent la maladie et améliorent le pronostic du cancer du poumon.
  • Parmi 33 patients présentant un cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé, 3 auraient été complètement guéris (et ce malgré l'échec d'une préalable chimiothérapie du cancer du poumon).
  • En revanche, les personnes traitées à un stade précoce n'ont tiré aucun bénéfice de ce traitement.
  • Dans un cas comme dans l'autre, aucun effet secondaire particulier n'a été mentionné.

À l'heure actuelle, ce vaccin du cancer du poumon prometteur doit faire l'objet de recherches complémentaires. Elles devront porter sur une plus large population de patients ayant des cancers du poumon de stades variés. Par conséquent, la commercialisation de ce médicament n'est pas pour tout de suite, mais les choses pourraient bien se faire si ces bons résultats se confirment.

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